du Festival de Cinéma Latino-américain de Paris 4e édition | 7 – 12 avril 2026
GRAND CLaP
Juré·es
Pamela Varela : Cinéaste et artiste visuelle née à Santiago du Chili. Son travail s’appréhende comme une exploration de territoires à la fois matériels et immatériels. Ses films et installations ont été sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux. Fondatrice de CINECHILEX, association de cinéastes et artistes chiliens de l’extérieur et cofondatrice de Tentativa, société de production basée en France et au Chili. Elle est également membre et programmatrice de l’ACID, Festival de Cannes.
Manfred Long : Ancien directeur de salles de cinéma, il travaille depuis 10 ans au sein de Potemkine où il dirige la boutique, grand lieu de la cinéphilie reconnu pour sa sélection exigeante. Il a créé et anime les Rencontres de la boutique, masterclasses donnant la parole aux cinéastes, comédien.nes et critiques.
Nanako Tsukidate : Critique, programmatrice indépendante et chercheuse en histoire du cinéma, Nanako Tsukidate est également productrice de Following the Sound (2023) de Kyoshi Sugita et productrice associée de Scénarios (2024) de Jean-Luc Godard. Consultante pour les Giornate degli Autori (depuis 2021) et la Semaine de la Critique de Berlin (depuis 2024), elle est aussi sélectionneuse de courts-métrages pour le Festival international de Riga (depuis 2022).
Cobre [Cuivre] de Nicolás Pereda
(Mexique, 2025, 80 min)
Première parisienne

Lázaro, mineur, voit sa vie bouleversée par la rencontre, un matin, d’un cadavre sur le bord de la route. Pendant qu’il essaie de convaincre son patron de lui donner un arrêt de travail à cause de ses poumons qui le font souffrir, il doit en plus démontrer qu’il n’a rien à voir avec le cadavre. Entre les petites histoires de corruption et les malheurs de la vie en précarité, le film se construit dans un espace où le vrai semble un moment du faux. L’humour est bien présent, mais il est lui aussi contaminé par la mine (invisible) et son atmosphère.
Nicolás Pereda (Mexique, 1982) vit entre le Mexique et le Canada. Ses films ont été récompensés dans de nombreux festivals, dont ceux de Venise, Rotterdam, Vienne, Édimbourg ou le Fid Marseille. Plusieurs rétrospectives de son travail ont été également présentées en Corée, New York, Paris ou Vancouver. Il travaille, depuis près de vingt ans, avec la même troupe d’interprètes.
Mention spéciale : La corazonada [L’intuition] de Diego Soto
(Chili, 2025, 78 min)
Première parisienne

Nieves consacre son temps à l’amélioration de la maison d’hôte qu’elle possède. Elle rencontre un motard, un peu perdu, qui lui fait la cour. Étrangers jusque-là aux métiers artistiques, les deux se retrouvent cependant au milieu d’un tournage de cinéma, une adaptation de La Tempête de Shakespeare. Dans ce film en apparence très simple, une douce temporalité sert comme cadre configurateur de la beauté du monde et de l’apparition de l’amour.
Né dans une région centrale du Chili en 1993, Diego Soto a réalisé les courts-métrages documentaires ¿Cómo se llega a La Moneda? (2019) et Dos Octubres (2021), ainsi que les longs-métrages de fiction Un fuego lejano (2019) et Muertes y maravillas (2023), primé au Bafici, au FicValdivia et au Fidocs.

CLaP DES UNIVERSITÉS
Juré·es
Emilia Azierzka, Université Sorbonne Paris Nord ; Wassim Ben Braiek, Université Sorbonne Paris Nord ; Marie Coq, Université Gustave Eiffel ; Amelia Di Maso, Université Paris-Est Créteil ; Tom Gauer, École Supérieure de l’Image et du Son ; Yara Mendoza, Université Paris-Est Créteil ; Marta Silvestri, Université Paris-Est Créteil
La noche está marchándose ya [La nuit s’en va déjà] de Ramiro Sonzini et Ezequiel Salinas
(Argentine, 2025, 104 min)
Première française

Afin de ne pas perdre complétement son travail, Pelu, projectionniste dans un cinéma municipal, accepte de devenir le veilleur de nuit, mais la précarité de son nouveau poste l’oblige ensuite à s’installer clandestinement dans le cinéma. Une routine paisiblement solitaire, en compagnie des vieux films qu’il regarde chaque soir, est alors interrompue par l’apparition, soudaine, de la possibilité d’une communauté.
Réalisateur et directeur de la photographie, Ezequiel Salinas a coréalisé le court-métrage Suquía en 2019. Ramiro Sonzini est réalisateur, monteur et critique de cinéma. Ensemble, ils ont coréalisé le court-métrage Mi última aventura, meilleur film de la compétition internationale au Bafici. La noche está marchándose ya a été primé à Valdivia et DocLisboa.
Mention spéciale : Punku [Portail] de Juan Daniel Fernández
(Pérou, 2025, 132 min)
Première française

Dans l’Amazonie péruvienne, la jeune Meshia découvre Iván, un garçon atteint d’une infection oculaire, disparu depuis deux ans et présumé mort. Partis ensemble dans la ville, Iván affronte un traumatisme du passé et des rêves troublants et Meshia se découvre des ambitions nouvelles, jusqu’à l’arrivée d’un homme avec des intentions sinistres. Filmé en Super 8, en 16 mm et en digital, Punku, par sa liberté et son hybridité formelle évoque les cinémas de Jodorowsky, de Lynch ou de Weerasethakul.
Réalisateur, producteur et monteur, Juan Daniel Fernández (Pérou, 1987) a étudié à Lima, Buenos Aires et New York. Ses films ont été présentés à la Berlinale, Mar del Plata, Bafici, La Havane et Melbourne, parmi d’autres. Il a remporté de prestigieuses récompenses, comme le Tiger Award à Rotterdam et le Grand Prix du New Horizons. Son long-métrage Videofilia a représenté le Pérou aux 89e Oscars.

CLaP DU PUBLIC (LONG-MÉTRAGE)
Diciembre [Décembre] de Lucas Gallo
(Argentine – Uruguay, 2025, 110 min)
Première française

Argentine, décembre 2001, c’est le moment du « ¡Que se vayan todos! » (Qu’ils s’en aillent tous !). Le film reconstitue chronologiquement, à partir d’images d’archives, les événements de cette crise unique dans l’histoire du continent, qui a conduit à la démission de cinq présidents (en une semaine !). Les manifestations dans la rue, la répression policière, l’incompétence des personnalités politiques, sont autant une fenêtre vers le passé qu’un reflet à peine déformé de l’actualité politique et institutionnelle dans le monde contemporain.
Lucas Gallo a fait des études au Cuba et en Argentine. Son premier long-métrage, 1982, a été présenté à l’IDFA en 2019 et projeté dans de nombreux festivals, dont Mar del Plata, It’s All True et Márgenes, où il a remporté le prix du Meilleur Film en Sélection Officielle. Diciembre a fait sa première mondiale à l’IDFA où il a reçu le prix du meilleur montage.

CLaP DU COURT-MÉTRAGE
Juré·es
Gabriela Portillo : Originaire du Guatemala et ayant grandi au Mexique, elle se spécialise sur l’Amérique latine et les Caraïbes au sein du Collège universitaire de Sciences Po Paris, puis est diplômée du Master communication, médias et industries créatives. Elle est actuellement coordinatrice exécutive chez Luxbox.
María Carolina Piña : Née à Caracas, elle a une double formation en journalisme et musique. A étudié à l’Université Sorbonne Paris 3 et à l’Institut Français de la Presse. Actuellement elle conduit l’émission culturelle Carrusel de las artes de RFI et France 24, et couvre les festivals de cinéma de Cannes, Toulouse et Biarritz.
Frágil como una bomba [Fragile comme une bombe] de Tomas Cali
(Brésil, 2025, 29 min)
Première parisienne

Tatiana (alias LaVenganza66) a quitté l’Argentine bravant tous les dangers. Installée en France, elle accompagne un homme handicapé dans un quotidien empreint de tendresse et de sarcasme. Mais Tatiana est avant tout une bombe à retardement prête à exploser dans son propre métavers.
Tomas Cali est réalisateur et monteur basé à Paris. Ses courts-métrages ont été sélectionnés dans de nombreux festivals internationaux, dont Tampere, Gramado (Meilleur Réalisateur), Queer Lisboa (Prix du public), Dok Leipzig, IDFA, ou Ann Arbor (Meilleur Film, éligible aux Oscars).
Mention spéciale : Los ciclos [Les cycles] de Micaela Solé
(Uruguay, 2025, 17 min)
Première internationale

Los ciclos accompagne la vie de Maria, de ses premières menstruations à ses dernières, révélant son expérience de vie et celle des femmes de sa famille qui l’ont précédée et lui ont succédé, à travers les émotions qui traversent leurs corps.
Micaela Solé a étudié la réalisation à l’École de cinéma d’Uruguay. Elle a suivi plusieurs formations post-universitaires à Cuba et en Espagne. Depuis 1999, elle travaille comme productrice indépendante pour diverses sociétés. En 2007, elle a cofondé Cordón Films.