PROGRAMMATION 2023

Séances spéciales

Las mil y una (2020)

Clarisa Navas

120 min.
Film d’ouverture – Première française

Mar. 11 avril à 20h. Cinéma Grand Action

En savoir plus

Iris et Renata se rencontrent dans les projets du quartier « Las mil viviendas » [« Les mille foyers »], dans la ville de Corrientes au nord de l’Argentine. L’irrésistible attraction entre elles se voit ébranlée par la mauvaise réputation qui poursuit Renata. Au cœur d’une architecture délabrée et d’une atmosphère hostile et oppressante, les deux filles et plusieurs de leurs amis incarnent une sorte de résistance queer, profondément politique. | Carlos T.

Clarisa Navas
Née à Corrientes, en Argentine, Clarisa Navas a suivi d’abord une formation en Arts visuels. Son premier film, Hoy Partido a las 3, a participé et a été récompensé dans de nombreux festivals internationaux, dont le Bafici, Biarritz, Lima et Valladolid. Las mil y una est son deuxième long-métrage.

Historias de verano (2020)

Gabriela Guillermo et Irina Raffo

60 min.
Film de clôture – En présence des cinéastes

Dim. 16 avril à 20h. Cinéma Grand Action

En savoir plus

Ce sont cinq histoires d’amour baignées par le soleil et par la temporalité calme de l’été. Ce sont également cinq manières, timides ou directes, habiles ou maladroites, de s’approcher, de se toucher, dans l’attente et dans l’espoir de voir le rayon vert. Premier volet des saisons [Historias de otoño, 2021 ; Historias de invierno, 2022], le film s’inspire et rend hommage au cinéma de Rohmer. | Carlos T.

Gabriela Guillermo et Irina Raffo
Irina est photographe et cinéaste. Elle a étudié en Uruguay et en France et a participé à différentes résidences d’artiste dans plusieurs villes en Europe. Son travail aborde, principalement, le quotidien ainsi que l’identité familiale. Gabriela, également née en Uruguay, est enseignante à l’Escuela Nacional de Bellas Artes du même pays. Ella a réalisé et coréalisé, depuis 1999, plusieurs courts-métrages et longs-métrages, fictions et documentaires.

Salida de las trabajadoras (2022)

Kiro Russo

2 min.

Projection avant chaque séance du Festival

En savoir plus

Ce film, réalisé en exclusivité pour cette 1re édition du Festival CLaP, est, selon son auteur, « un petit morceau de cinéma sur un rituel quotidien de la lumière ». Comme dans un autre vieux film, une fois que la journée de travail se termine, les ouvriers, ou les travailleuses, quittent les lieux. Ici ce sont les entrepôts du marché… | Carlos T.

Kiro Russo
Originaire de La Paz, Kiro Russo a étudié le cinéma à la FUC de Buenos Aires. Il a réalisé deux longs-métrages, Viejo Calavera (2016) et Le Grand mouvement (2021), les deux sélectionnés dans des nombreux festivals et ayant remporté de multiples récompenses (à Locarno, San Sébastien, Venise, La Havane, etc.).

Compétition

Barajas

Javier Izquierdo

64 min.

Mer. 12 avril à 19h. Cinéma L’Archipel
Ven. 14 avril à 20h30. Cinémas du Palais

En savoir plus

Prenant pour point de départ un accident d’avion survenu en 1983, dans lequel sont décédés quatre intellectuels latino-américains résidant à Paris à cette époque, le film tisse, à partir de matériaux divers (archives filmiques et télévisuelles, citations littéraires…) un récit sur les rapports riches et complexes entre l’Amérique latine et Paris. Des allers-retours qui ont configuré un imaginaire politique, esthétique et idéologique, et qui semblent encore d’actualité. | Carlos T.

Javier Izquierdo
Scénariste et réalisateur, enseignant et chercheur, Javier Izquierdo (Équateur) a réalisé le moyen-métrage Augusto San Miguel ha muerto ayer (2003) et les longs-métrages Un secreto en la caja (2017) et Panamá (2020).

Eami

Paz Encina

83 min.

Mer. 12 avril à 21h. Cinéma L’Archipel
Sam. 15 avril à 20h. Cinémas du Palais

En savoir plus

Un être, l’Asojá, semble être à la fois femme, dieu et oiseau, et son esprit, en constante transmutation, est aujourd’hui Eami, une fille qui doit soigner sa douleur. Ce film est une exploration et un constat du caractère animiste du cinéma. La perspective se déplace, va de l’un à l’autre. Cette multiplicité, qui est aussi celle de la fiction et du documentaire, se configure dans un langage essentiellement poétique car profondément cinématographique. | Carlos T.

Paz Encina
Paz Encina est née à Asuncion, Paraguay. Diplômée de la FUC de Buenos Aires, ses travaux ont été exposés dans des espaces liés à l’art tels que les Harvard Film Archives, le BAMFA – Berkeley Art Museum, le Pacific Film Archive et le MoMA de New York. Elle a réalisé Hamaca paraguaya (2006) et le documentaire Ejercicios de memoria (2016)

Clementina

Agustín Mendilaharzu et Constanza Feldman

110 min. – Première française

Jeu. 13 avril à 19h. Cinéma Reflet Médicis
Dim. 16 avril à 17h30. Cinéma Grand Action

En savoir plus

Comment construire son espace dans un appartement qui déborde de bibelots et tombe en lambeaux ? Tel est le défi qui se pose à Clementina, jeune femme aussi mutique que mutine. Pendant le long confinement argentin, elle se retrouve à vivre avec son compagnon, mais également avec l’extravagante collection d’objets de ce dernier. Pour résister à la monotonie et se frayer une place dans ce chaos casanier, Clementina déploie des stratégies chorégraphiques. Elle laisse aussi affleurer la fiction à partir des moindres sons. Ce premier long-métrage fait voler en éclat les poncifs du film de confinement au profit d’une mise en scène burlesque, dont la précision n’est pas sans rappeler Jacques Tati. | Claire A.

Agustín Mendilaharzu et Constanza Feldman
Agustín Mendilaharzu est dramaturge, metteur en scène, directeur de photographie (La Flor) et cinéaste. Il est membre fondateur de El Pampero Cine. Constanza Feldman est actrice, danseuse et chorégraphe, avec une longue carrière dans les arts de la scène de Buenos Aires. Ils ont coréalisé, coécrit et joué dans leur premier film.

Anhell69

Theo Montoya

75 min. – Première parisienne – En présence du cinéaste

Jeu. 13 avril à 21h. Cinéma Reflet Médicis
Dim. 16 avril à 15h30. Cinéma Grand Action

En savoir plus

Film-mausolée et film-épitaphe, Anhell69 articule différents matériaux pour composer le portrait cinématographique collectif d’une génération sacrifiée de jeunes gays de Medellín nés à la fin des années 1980 et dans le courant des années 1990. Par le format classique de l’entretien documentaire frontal, la dystopie d’anticipation et le making-of d’un projet de film de fiction devenu autre chose, le cinéaste rend hommage à cette nébuleuse queer accablée. Cette génération ravagée par la violence (celle du contexte narcotrafiquant, celle du conflit armé, celle de la police), décimée par la dépression, le suicide et la drogue, c’est la sienne et celle des amis qu’il filme. | Louise I.D.

Theo Montoya
Theo Montoya est né à Medellin, en Colombie. Réalisateur, directeur de la photographie et producteur avec sa société Desvio Visual, il s’intéresse, déjà dans son court-métrage Son of Sodom (2020, sélectionné au Festival de Cannes) à la jeunesse de sa ville et aux manières de faire face à la vie et à la mort.

Trenque Lauquen

Laura Citarella

260 min. – Première parisienne

Ven. 14 avril à 19h. Cinéma Grand Action
Dim. 16 avril à 14h. Cinéma L’Écran

En savoir plus

La disparition d’une femme est le moteur d’une enquête menée par deux hommes qui l’aiment, mais qui ne sont, cependant, pas tout à fait rivaux. La recherche de cette femme est aussi celle d’une vérité, d’une explication logique, là où le monde ne semble pas régi par des causes et conséquences, mais par des liens secrets et invisibles entre le passé et le présent, entre le réel et le surnaturel. L’espace et le temps dans ce territoire argentin qu’est Trenque Lauquen, sont le théâtre de cette enquête. | Carlos T.

Laura Citarella
Laura Citarella est membre fondatrice de El Pampero Cine, où elle est productrice, réalisatrice, monteuse et actrice. Elle a réalisé le long-métrage Ostende (2011) et coréalisé, avec Verónica Llinás, La Mujer de los perros (2015). Dans Trenque Lauquen elle collabore une fois de plus avec l’actrice et scénariste Laura Paredes.

Otro Sol

Francisco Rodríguez Teare

87 min. – En présence du cinéaste

Jeu. 13 avril à 19h. Cinéma L’Écran
Sam. 15 avril à 16h30. Cinéma Saint-André des Arts

En savoir plus

La mise en dialogue expérimentale d’une anecdote de voyous chiliens ayant dérobé le trésor de la cathédrale de Cadix dans les années 1970, et de l’errance de deux jeunes hommes dans une zone orpailleuse miséreuse du désert d’Atacama, au nord du Chili. La réactivation loufoque de l’anecdote truande et de l’obsession aurifère, en dessinant un trajet transatlantique à double sens, pose la question de la réparation des héritages culturels spoliés par l’entreprise coloniale. À partir de cette trame en miroir et avec une ironie macabre déconcertante de détachement, ce film énigmatique construit l’espace du désert comme le réceptacle potentiel de l’or et de l’horreur… | Louise I.D.

Francisco Rodríguez Teare
Dans son travail, l’artiste et cinéaste chilien Francisco Rodríguez Teare s’intéresse à la possibilité de la reconstruction d’une mémoire à partir de perspectives et d’expériences différentes, ainsi qu’aux liens entre la mort et la vie, entre les territoires et l’histoire, entre la violence et les mythes. Ses films ont reçu plusieurs prix internationaux.

É Noite na América

Ana Vaz

66 min. – En présence de la cinéaste

Jeu. 13 avril à 21h. Cinéma L’Écran
Sam. 15 avril à 19h. Cinéma Saint-André des Arts

En savoir plus

Dans son premier long-métrage, Ana Vaz continue à exhumer les méfaits liés à la fondation de la capitale de la modernité, Brasília. Sa position critique prend forme par une expérience sensible totale, remettant en jeu la ligne de partage entre une perception anthropocentrée et animale du territoire. La cinéaste sillonne les abords de la ville et se laisse observer par la faune native. D’un côté, des espèces fugitives qui tentent fébrilement de subsister. De l’autre, des animaux captifs du zoo. Entre les deux, un lieu singulier à partager et habiter : l’image. Tourné en nuit américaine avec des pellicules périmées, le film explore la tension continue entre persistance du vivant et imminente menace d’extinction. | Claire A.

Ana Vaz
Née en 1986 à Brasília, Ana Vaz est une artiste et cinéaste dont le travail explore les limites de notre perception. Ses films, présentés à la Tate Modern, à TABAKALERA, Videobrasil, New York Film Festival, Toronto International Film Festival au Cinéma du réel, associent différents langages et créent une expérience sensorielle.

Dos estaciones

Juan Pablo González

99 min. – Première parisienne

Ven. 14 avril à 18h. Cinémas du Palais
Sam. 15 avril à 21h. Cinéma Saint-André des Arts

En savoir plus

Le portrait pudique d’une femme, cheffe d’entreprise d’une hacienda tequilera familiale dans l’État du Jalisco au Mexique, et de son tragique et lent anéantissement. Cet empire terrien traditionnel s’effondre progressivement, sous les secousses simultanées du rachat massif de terres agricoles par des compagnies états-uniennes, et d’événements climatiques extrêmes. La patronne, silhouette monolithique et présence de roc, voit sa masculinité entrepreneuriale se déliter doucement dans le cadre d’une attirance amoureuse inaboutie. Enregistrant la faillite conjointe de l’entreprise et du désir, les motifs matériels de l’épidémie végétale, de la fermentation et de l’inondation développent cette double débâcle sans psychologisme et tout en retenue. | Louise I.D.

Juan Pablo González
Artiste visuel et réalisateur, Juan Pablo González, né à Jalisco, a été nommé l’un des « 25 nouveaux visages du cinéma indépendant » par Filmmaker Magazine en 2015, a été membre du prestigieux Fonds pour la culture et les arts (FONCA) au Mexique et a reçu le prix Vilcek 2021 pour Creative Promise.

Hors compétition

Longs-métrages

Les Bruits de Recife (2012)

Kleber Mendonça Filho

131 min.

Sam. 15 avril à 13h30. Cinéma Saint-André des Arts

En savoir plus

À Recife, les habitants d’un quartier prospère mènent une vie paisible. Bia déploie des stratagèmes pour faire taire le chien du voisin, João se réveille dans les bras de son amante de la veille, tandis que Fransisco, qui règne en patriarche mystérieux sur le voisinage, reçoit la visite d’une société de sécurité privée qui souhaite s’implanter dans leur rue. Peu à peu des rapports de force, passés et présents, se dessinent, parfois inscrits dans l’architecture même de la ville.

Kleber Mendonça Filho

Kleber Mendonça Filho, né à Recife en 1968, a également réalisé le long-métrage Aquarius (2016) et coréalisé, avec Juliano Dornelles, Bacurau (2019), prix du Jury au Festival de Cannes.

Ce film fête ses 10 ans ! Le Festival remercie Guillaume Morel, son distributeur en France et juré du Grand CLaP, pour cette séance.

Arábia (2017)

Affonso Uchôa et João Dumans

97 min. – En présence de João Dumans

Dim. 16 avril à 13h30. Cinéma Grand Action

En savoir plus

André vit dans un quartier industriel d’Ouro Preto, au Brésil, près d’une ancienne usine d’aluminium. Il découvre par accident le carnet d’un ouvrier (Cristiano) avec des notes, d’abord pour le groupe de théâtre de l’usine, puis sur l’écriture de sa propre vie. Le portrait dressé par cet homme est aussi celui d’un pays et de ses transformations économiques et sociales.

Affonso Uchôa et João Dumans

Affonso Uchôa a réalisé plusieurs longs-métrages sélectionnés dans des festivals comme Rotterdam, la Viennale, Toronto, Mar del Plata et Visions du Réel. João Dumans est également cinéaste et a travaillé comme scénariste et monteur de plusieurs longs-métrages. Les deux réalisateurs collaborent aussi pour le court- métrage Sete anos em Maio (2019), présenté également en hors compétition du Festival.

Courts-métrages

Sélection de 4 courts-métrages projetés :

ven. 14 avril à 14h. Cinéma Grand Action
sam. 15 avril à 18h. Cinémas du Palais

Fantasmagoría (2022)

Juan Francisco González

14 min. – Première française – En présence du cinéaste

En savoir plus

Une dérive cinématographique au milieu du désert d’Atacama à travers les vestiges de la dernière industrie de salpêtre, où les habitants sont témoins du déclin de l’industrialisation dans le point géographique le plus sec du monde.

Juan Francisco González
Le réalisateur chilien Juan Francisco González a étudié le cinéma à la EICTV à San Antonio de los Baños. Il est aussi producteur chez Docla et a reçu le Prix du Public au Cinéma du Réel en 2020.

Sete anos em maio (2019)

Affonso Uchôa

41 min. – En présence de João Dumans, scénariste du film

En savoir plus

La question essentielle du film est celle de la représentation. Comment montrer la violence ? Comment la dire ? Quelle forme cinématographique adopter ? Comment construire les images et les récits de la résistance ?

Affonso Uchôa
Affonso Uchôa a réalisé plusieurs longs-métrages sélectionnés dans des festivals comme Rotterdam, la Viennale, Toronto, Mar del Plata et Visions du Réel.

Carlos Montaña (2022)

Ita Romero

7 min. – Première française

En savoir plus

Dans les années de dictature en Argentine, Carlos Montaña est détecté par les forces répressives alors qu’il travaille dans une usine de Tucumán. Pour tenter de survivre, il doit prendre des décisions difficiles.

Ita Romero
Diplômée de l’UNC en Cinéma et TV et productrice à OSA Estudio. Elle a réalisé des travaux de production et de programmation dans des festivals de cinéma tels que Bafici et Mar del Plata. Carlos Montaña est son premier court-métrage.

Lucía en el Limbo (2019)

Valentina Maurel

21 min. – En présence de la cinéaste

En savoir plus

Lucía a 16 ans et n’a que deux choses en tête : se débarrasser de ses poux et de sa virginité.

Valentina Maurel
Née au Costa Rica, Valentina Maurel a fait des études de cinéma à l’INSAS. Avec son premier long-métrage, Tengo sueños eléctricos (2022), elle a reçu le prix de la meilleure réalisation au Festival de Locarno et le prix Horizontes au Festival de San Sebastián. Valentina est jurée du Grand ClaP.

Sélectionné à la 58e Semaine de la Critique.